Gestion d'un flux de photos numériques sous Ubuntu
Publié le 13 octobre 2008 - Photographie
Dernière mise à jour le 07 décembre 2011
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Amateur de photographie, et utilisant aujourd'hui exclusivement GNU/Linux, voici un petit résumé, pour chaque étape, des solutions logicielles existantes sous Ubuntu en particulier pour importer, développer, gérer et partager les photos numériques.
Je n'aborde pas l'utilisation des logiciels présentés dans cette page, pour cela il est bien plus simple de se tourner vers les documentations officielles ou les aides réalisées par des amateurs. Il s'agit plus d'une brève présentation et d'un recensement des offres logicielles disponibles, ordonnées suivant le flux.

Sommaire:
- L'importation
- Le traitement des fichiers RAW
- La retouche d'images
- La création de panoramiques
- La création d'images HDR
- La création de posters
- La gestion d'une collection d'images
- La calibration du matériel
- L'impression
- Les galeries en ligne
L'importation
Les solutions pour rapatrier les images sur l'ordinateur sont multiples.
Si votre machine dispose d'un lecteur de carte adéquat , c'est alors très simple et semblable à l'utilisation d'une clé USB ou un disque dur externe. Insérer la carte dans le lecteur, "mounter" la carte, rapatrier les images avec l'outil de votre choix (nautilus, gnome-commander, ou même tout simplement cp), et le tour est joué.
Mais il est également possible de brancher directement l'appareil photo sur la machine, via une liaison USB généralement. (Les liaisons Wi-Fi ou BlueTooth existent aussi.)
Dans ce cas, c'est GPhoto qui entre en action. Cette librairie partagée permet aux logiciels comme DigiKam, GThumb ou F-Spot de rapatrier directement les photos de l'appareil et de les incorporer automatiquement dans une de leurs librairies d'images. C'est une solution efficace, qui n'est pas toujours utilisable avec les appareils très récents (mais le projet est réactif, les nouveaux appareils sont assez rapidement supportés), mais qui simplifie grandement la vie.
De plus, GTKam, lié au projet GPhoto, offre une interface indépendante pour rapatrier les images, et permet de réaliser des prises de vue à partir de l'ordinateur avec l'appareil branché. Nous sommes encore loin des possibilités disponibles dans le milieu pro, mais c'est un premier pas.
Scanner ses négatifs
J'utilise le numérique de façon très régulière aujourd'hui, mais je garde toujours un sacré plaisir à faire de temps en temps des sorties avec de l'argentique. Travaillant exclusivement en noir et blanc avec ce support, le développement des négatifs est une opération très simple à réaliser, et je me suis jeté dans le bain (c'est le cas de le dire !) assez vite à mes débuts.
Mais à cette époque, il m'était impossible de disposer d'un agrandisseur, alors qu'un scanner capable de travailler les négatifs me tendait les bras... Alors j'ai scanné !
Les solutions disponibles sous GNU/Linux (Ubuntu n'était pas née !) n'avaient pas de quoi enthousiasmer. Grosso modo, la situation se résumait ainsi: XSane et rien d'autre.
D'une interface rustique, XSane n'est pas un logiciel bien adapté à une pratique intensive du scan, encore aujourd'hui à mon sens, et d'autant moins sur des négatifs, couleurs ou noir et blanc. Ajoutons à cela la terrible politique de l'autruche des constructeurs dans ce domaine depuis le début, pratiquement aucun effort de leur part pour fournir un semblant de pilote. Citons tout de même Epson qui met à disposition des utilisateurs de GNU/Linux des pilotes pour ces machines, via Avasys et IScan.
Il est donc toujours assez rare de pouvoir faire un scan de 4 négatifs en une passe, encore plus avec découpage automatique des vues, et un film de 36 vues, à scanner et découper image par image, c'est long, très très long...
Les solutions sont tout de même plus nombreuses maintenant, et aussi plus performantes. Avec IScan cité plus haut, qui est très simple à utiliser, on trouve également VueScan, malheureusement propriétaire, mais qui offre tout de même une interface logicielle un peu plus conviviale pour pratiquer le scan de négatifs ou d'autres types de documents.
Le développement des fichiers Raw
Depuis l'avènement des reflex numériques, les fichiers RAW se sont largement démocratisés, même sur certains compacts haut de gamme. Ces fichiers sont un enregistrement brut des données du capteur de l'appareil photo, sans aucun traitement de linéarisation, dématriçage, contraste, luminosité ou saturation. Cela offre des possibilités maximum à la retouche du fichier, contrairement aux fichiers JPEG classiques, qui ont déjà subi des modifications appliquées par l'appareil photo, qui plus est traités par un algorithme destructif.
Les fichiers JPEG sont codés en 8bits par couches (Rouge/Vert/Bleu), un pixel a ainsi 2^8=256 valeurs pour chaque couche, donc 256^3 soit 16 777 216 de couleurs pour les 3. Soit encore 24bpp (Bit Par Pixel) (8+8+8). Les fichiers RAW sont appelés 16bits, mais pour la très grande majorité des reflex, on travaille en 12bits. Je vous laisse calculer ! Pour en finir sur ce point, nos yeux distinguent dans les 12 millions de couleurs, donc le JPEG suffit déjà à offrir toutes les couleurs nécessaires, mais la force du format RAW ne réside pas uniquement là !
Il faut tout de même aborder le problème d'espace que peut représenter le RAW. Les fichiers sont lourds[1], de l'ordre d'une dizaine de Mo en général, et le disque de stockage se remplit vite, surtout si vous avez la gâchette facile avec votre appareil numérique. En outre, les fichiers RAW ne sont pas exploitables immédiatement, et demandent toujours un minimum de travail avant utilisation. C'est bien pour ça qu'il est important d'avoir une gestion de flux efficace !
Pour traiter mes fichiers RAW, j'utilise le logiciel propriétaire Bibble, l'un des plus anciens "déRAWtiseurs", qui produit de très bons résultats. Disponible sous Windows, Mac et Linux, Bibble est particulièrement rapide et complet, et le fait qu'il soit développer nativement sous GNU/Linux apporte un plus indéniable. Ce logiciel est payant, et non libre. Mais, à mon sens, aucune alternative ne lui arrive à la cheville sur les OS libres. La version 5 tarde à venir...
Il incorpore de très nombreux modules de corrections, comme NoiseNinja, PerfectlyClear ou encore Harry, Sally et iNDA de knarbi's, qui permettent une amélioration efficace et très simple d'emploi du bruit numérique et des tonalités, et bien sûr la batterie habituelle de paramètrages qui offre cette énorme capacité de traitement. Son interface n'est peut-être pas ce qui ce fait de mieux dans le domaine, mais on trouve rapidement ses marques, aidé en cela par les vidéos disponibles sur le site de Bibble, en français s'il vous plait !
Il permet une gestion du flux très efficace, via la correction simultanée de plusieurs fichiers par exemple. De nombreux raccourcis clavier fort bien pensés et facilement configurable permettent par exemple d'envoyer des fichiers dans une file de développement avec une seule touche, ce qui rend l'utilisation générale ou le passage de la zone d'édition à la zone de sélection très pratique, le tout en gardant une vitesse d'exécution tout à fait correcte, sur une machine adéquate bien sûr... Bref, Bibble est réellement un "must have" pour le traitement des RAW, parfaitement utilisable en environnement professionnel. La version 5 est disponible en béta depuis quelques semaines.
Il existe plusieurs alternatives à Bibble sous GNU/Linux, en voilà certaines :
ufRAW : Utilisant DCRaw, c'est la solution libre la plus aboutie pour traiter les RAW, mais l'amélioration constante des autres logiciels réduit de plus en plus son avance. Il existe en version autonome ou en plugin pour the GIMP.
ufRaw sait faire beaucoup de choses, mais il faut prendre le temps d'apprivoiser son interface brouillonne pour aller chercher les réglages souhaités. Il est encore trop loin derrière pour une pratique en production du format RAW. Espérons que cette solution libre progressera, notamment concernant l'interface graphique, très à la traîne à ce jour, et qui est un réel handicap pour la gestion d'un flux important et régulier.
LightZone : Logiciel propriétaire et multi-plateforme, il a de nombreux adeptes, et la version GNU/Linux, longtemps gratuite et souffrant d'un retard pénible et récurrent sur celles des autres plateformes, représente malgré tout une excellente alternative pour le traitement des fichiers RAW. Le logiciel est complet, et dispose de toutes les fonctions de retouche que l'on peut attendre. Après plusieurs mois d'attente et de doute concernant la pérennité du logiciel sous GNU/Linux, la version 3.5 est enfin sortie sous GNU/Linux, et le logiciel est payant dorénavant.
LightZone est incontestablement une solution sérieuse pour traiter ses RAW.
RawTherapee : Très prometteur, RawTherapee reprend une interface habituelle chez les pros du domaine. Il est encore un peu (beaucoup !) lent, et les possibilités de retouches ne sont pas aussi nombreuses, ni puissantes, que sous Bibble. Mais voilà un projet à suivre, dans la même veine que SongBird pour la gestion/l'écoute de fichiers musicaux. A noter que ce logiciel n'est pas libre pour le moment, mais son auteur indique que si le projet prend trop d'ampleur pour qu'il continue à le développer seul, il pourrait passer sous licence libre.
RawStudio : OpenSource, disponible sous Mac et GNU/Linux, voilà un bon petit logiciel, qui évolue vite. L'étendue de ses capacités n'est pas aussi importante qu'un Bibble ou un LightZone, mais ce projet est intéressant, de part sa simplicité. Si vous n'avez pas envie de prendre trop de temps à travailler vos fichiers RAW, ou si votre flux est réduit, c'est un projet qui peut apporter satisfaction.
Il existe d'autres solutions logicielles, comme BlueMarine, que je connais mal, et que je n'aborderai donc pas ici. À noter l'apparition il y a quelques mois d'un petit nouveau très prometteur lui aussi, Darktable.
La retouche d'image
Dans ce domaine, pas de prise de tête, le monde du libre dispose depuis longtemps de son champion...
The Gimp s'impose tout naturellement comme la solution idéale. Les utilisateurs de KDE pourront se tourner éventuellement vers Krita (que je n'ai jamais utilisé).
Les limitations de la version 2.4 et antérieures du logiciel sont largement résorbées depuis la version 2.6, qui offre un panel de possibilités digne des meilleurs solutions propriétaires. Une fois de plus, les partisans de chaque solution critique vertement l'adversaire, mais pour ma part, si j'ai si peu utilisé Photoshop, c'est parce que The Gimp m'apporte ce dont j'ai besoin dans une très large majorité de situation.
L'interface, souvent décriée, ne représente en rien une gêne après un court temps d'adaptation, encore moins sensiblement si vous n'avez pas pris l'habitude de PhotoShop... Les plugins additionnels sont légions, et offrent des possibilités d'automatisation des tâches récurrentes et/ou longues et complexes. Sous Ubuntu, plusieurs plugins indispensables, dont GREYCstoration (et peut-être bientôt son remplaçant GREYC's Magic Image Converter), sont présents dans le paquet gimp-plugin-registry.
La gestion des couleurs est depuis longtemps l'un des plus gros problèmes de Gimp. Je vous invite à lire cet article, très complet sur ce sujet.
Logiciel énorme, je laisse les liens suivant, il en existe beaucoup d'autres à trouver sur les moteurs de recherche, pour approfondir l'utilisation de The Gimp :
- La documentation: En Français, assez complète pour apprivoiser la bête.
- GimpFR.org: Le centre francophone de TheGimp.
- Le registre des greffons: Une foule de greffons, scripts, etc...
- ImaGimp: Très bon site en Français.
- AbcduGimp: En Français, un bon site, avec de bonnes bases pour débuter.
- mmmaybe.gimp.org: Plusieurs tutoriaux intéressants.
- Grokking The Gimp: Une traduction du livre de Carey Bunks. Une lecture parfois un peu ardue, mais très enrichissante.
Les accros à Photoshop pourront se tourner vers wine pour le faire tourner sur leur machine...
La création de panoramiques
Une solution d'excellente facture existe sous GNU/Linux, Hugin.
La page d'aide sur Ubuntu-fr.org explique clairement le fonctionnement du logiciel, et le tutoriel sur le site officiel est tout simplement formidable. Hugin est un logiciel très complet, qui réalise à la perfection sa tâche, et qui mérite un effort de prise en main, tant le résultat final une fois le logiciel maitrisé est formidable.
Pour approfondir le sujet, on trouve les projets AutoPano-sift et Enblend, qui permettent de découper le travail en étapes plus précises. TheGimp dispose aussi d'outils pour réaliser des panoramiques.
Et pour finir, n'oublions pas le très bon AutoPano Pro, disponible sous Windows, Mac et GNU/Linux. Payant et non-libre, il s'agit néanmoins d'une solution très efficace et abordable (dans son utilisation...) pour réaliser des panoramiques.
La création d'images HDR
Les images HDR sont encore récentes, mais elles risquent d'orienter la photo numérique vers une nouvelle étape. Pour avoir un aperçu rapide de ce que peut faire le HDR sur une de vos images, ce site est sympathique.
GNU/Linux dispose du logiciel, attention les yeux : QTpfsGUI (ouch !). Sous ce nom barbare ce cache un formidable outil de création d'images HDR, mais n'étant pas très amateur d'image HDR, je ne m'étends pas pour le moment sur ce sujet.
La création de posters
J'ai découvert il y a peu le logiciel PosteRazor.
S'appuyant sur un agrandissement de votre image d'origine, PosteRazor permet de créer un poster de grande taille. Bien évidemment, la qualité de l'image de base est primordiale. D'une utilisation très simple, le traitement permet d'obtenir, en seulement cinq étapes, un fichier PDF comportant les images à imprimer, une plutôt bonne idée, ce type de fichier étant courant et facile à faire imprimer.
Le résultat final n'est pas toujours extraordinaire, et peut demander un travail de retouche "sur papier" pour ajuster correctement les différentes parties du poster. Ça peut vite tourner au casse-tête pour les images ayant subi un agrandissement important, mais en restant dans un format raisonnable, PosteRazor est un très bon outil.
PosteRazor - Print posters at home
La gestion d'une collection d'images
Là, c'est vraiment une affaire de goût. Il existe de (très très) nombreux logiciels de gestion de collection, avec chacun des avantages et des inconvénients. Trois logiciels tiennent le haut du pavé, FSpot sous Gnome, DigiKam avec KDE, et picasa, ce dernier étant disponible sous GNU/Linux et Windows.
J'ai pour impératif concernant le logiciel de gestion des images en stock de pouvoir garder l'organisation des fichiers en fonction des répertoires sur mon disque dur.
Le logiciel installé d'office avec Ubuntu (Shotwell le remplace depuis Ubuntu 10.10) trouve petit à petit son public. Il dispose de fonctions de retouche d'images assez sommaire, néanmoins efficace et qui de plus s'étoffe avec le temps. Mais F-Spot souffre d'un manque rédhibitoire pour moi, l'impossibilité de naviguer dans la hiérarchie du disque dur... De plus, pas de gestion des couleurs.
Néanmoins F-Spot peut trouver sa place pour gérer une collection d'images, ses fonctions d'importation sont simples d'emploi et efficaces, et les extensions disponibles offrent également des possibilités d'exportation intéressantes. La gestion des tags est puissante, permettant une bonne organisation des fichiers. F-Spot s'améliore rapidement, grâce à une équipe de développeurs très impliquée, et deviendra probablement à terme une très bonne solution pour gérer ses images, mais le logiciel est encore très en retard par rapport à la concurrence.
Spécifique à l'environnement KDE, DigiKam est un remarquable logiciel, qui supporte haut la main la comparaison avec les ténors propriétaires du marché et l'utilisation dans un cadre professionnel. Capable de retouche et de recherche avancées, il supporte les tags, l'édition des métadonnées, la gestion des couleurs, l'import direct via un large panel d'appareil photo (via GPhoto2), et offre une gestion de collection d'images très poussée, par dates, tags, répertoires... Le glisser/déposer est en outre très pratique pour organiser les fichiers et répertoires.
Sous Gnome, l'installation de ce programme, et surtout de toutes les dépendances[2] nécessaires liés à KDE, m'a fait longuement réfléchir, et j'ai continué à utilisé picasa pendant un bon moment. Mais voilà, l'appel du libre a fini par se faire trop fort, et je suis passé sous DigiKam depuis peu, et je suis loin d'être deçu.
Il offre toutes les fonctionnalités que l'on peut attendre d'un tel logiciel, et même plus. Le module de retouche (ShowPhoto) est très complet, suffisamment pour pouvoir se passer de TheGimp dans les cas les plus simples. L'outil table lumineuse est un réel plus, et les possibilités d'importation et d'exportation sont nombreuses et efficaces. Le logiciel est plutôt rapide dans l'ensemble, et pour finir le nombre de plugins disponibles est impressionnant. L'interface, aujourd'hui personnalisable, permet de replier les panneaux latéraux pour laisser toute la place aux miniatures. En outre, la séparation entre la gestion de la collection et le module de retouche d'images est une excellente chose. Bref, voilà une solution à tester absolument, à mon sens la solution la plus complète disponible sous GNU/Linux, tant la richesse de fonctionnalités offerte est grande.
Logiciel propriétaire, aujourd'hui entre les mains de Google, picasa a de quoi séduire, en grande partie grâce à la rapidité d'affichage des vignettes, et à son interface simple et intuitive. Il dispose d'un petit module de retouche, plutôt efficace mais néanmoins limité. Tout de même utile pour faire quelques opérations rapides sur des images ou photos à traiter rapidement. Les possibilités d'exportation, notamment vers picasaweb ou certains sites d'impression de photos en ligne sont pratiques et bien intégrées, encore plus dans la version 3 (encore en beta). Une multitude de fonctions comme l'impression de planche-contact, la réalisation de montage, etc, sont également disponibles.
Picasa est à mon sens une très bonne solution pour simplement organiser et visionner rapidement ses images, même s'il souffre de gros défauts, le non support des tags, assez impardonnable pour ce genre de logiciel, et l'utilisation d'une version non native... (picasa sous GNU/Linux tourne via wine, et la version 3 en approche ne semble pas apporter de modification à ce niveau.)
Pour clore ce chapitre, voilà une petite liste d'autres logiciels :
La calibration du matériel
Il est tout à fait possible de faire sans calibration, mais une utilisation plus poussée passe par une calibration correcte du matériel, qui donne vraiment un rendu fidèle des couleurs. GNU/Linux est longtemps resté sans aucune sonde compatible, mais ces dernières années, on en trouve de plus en plus, certaines étant même assez abordables financièrement. La sonde ColorVision Spyder2, disponible à moins de 100 € d'occasion, fonctionne très bien sous GNU/Linux avec le logiciel ArgyllCMS, et offre donc de calibrer son écran pour pas trop cher et avec précision.
Quelques liens pour approfondir le sujet :
N'ayant jamais eu de sonde à disposition, je laisse en retrait pour le moment... Un jour peut-être !
Édition du 07/12/11 : ColorHug, un colorimètre exclusivement sous Linux vient de faire son apparition. Un grande partie du code source est proposée sous licence GPLv2, de même que les schémas électroniques de l'appareil. Plus d'info sur le site de ce colorimètre !
L'impression
J'imprime quasi uniquement via un prestataire en ligne. Ils sont nombreux, la concurrence fait rage, et les prix sont bas. J'ai commencé par utiliser les services du site PhotoWays, suite à de nombreuses lectures d'avis positifs à son sujet. J'y suis toujours.
L'interface a été mise à jour dernièrement, et offre dorénavant de multiples possibilités de transfert des images. Celle proposée par défaut consiste en une fenêtre java intégrée à la page du site, et qui permet de naviguer dans l'arborescence du disque dur pour allez y chercher les fichiers à transférer et les ajouter par de simples glisser/déposer. C'est simple et pratique, mais un peu lourd, java oblige ! Le transfert image par image est toujours disponible en cas de petit nombre de fichiers à faire imprimer. Picasa et Flikr sont également de la partie, et il est donc possible d'envoyer ses images directement depuis picasa, ou de les importer depuis son compte Flikr. Deux solutions élégantes que je trouve personnellement pratiques, à condition d'utiliser l'une ou l'autre, ce qui n'est pas mon cas... Mais j'ai tout de même utilisé picasa pour ce type de transfert, et toujours avec facilité.
Mais depuis peu, une nouvelle possibilité via un serveur FTP a fait son apparition, et je suis sous le charme... Enfin un serveur FTP ! Il suffit de se connecter avec un client FTP quelconque à l'adresse indiquée avec comme identifiant et mot de passe ceux de votre compte sur le site. Vous retrouvez alors l'arborescence de vos albums identiques à celles du site, et vous pouvez y déposer vos images. Il est également possible de réaliser cette opération via le navigateur, ce qui rend ce service vraiment accessible. C'est de loin la solution la plus performante pour gérer les transferts d'images.
La qualité d'impression est très correcte, le choix de format assez vaste, et la rapidité de livraison exemplaire. Je n'ai jamais eu de pépin avec eux, alors je n'ai pas de raison d'aller voir ailleurs.
Les galeries en ligne
Citons pour commencer le service offert par Google, picasaweb. En phase avec picasa (encore plus sur la version 3), cette solution permet de très simplement envoyer et partager les photos. La capacité de stockage de 1Go est extensible, et la navigation intuitive. Il est possible de faire des albums publics ou privés, pour contrôler la diffusion des photos. Je développe un peu plus l'offre de Google, c'est la seule que j'ai (un peu) utilisée...
De très nombreuses autres solutions existent, en vrac :
- PBase
- DeviantART
- Flickr
- PhotoOnWeb
- Pikeo
- ImageShack --> Pour diffuser via un lien une ou quelques images. Simple et rapide.
Pour les plus techniciens, qui désirent installer un CMS dédié à la photo, on trouve plusieurs offres :
- ZenPhoto → Très simple à mettre en place, sans fioriture, j'affectionne ce projet.
- PhpWebGallery → Excellent choix si votre banque d'images à mettre en ligne est importante.
- Gallery → Un poids lourd du domaine, offrant une galerie très personnalisable. Un remarquable projet.
- JAlbum → Dans la même veine que Gallery. Encore un remarquable projet.
- PixelPost → Une présentation image par image assez séduisante, de plus certains thèmes sont vraiment très bons.
- Original → Un ensemble de script PHP.
Voilà la fin de ce petit tour d'horizon, je tiens cette page à jour de temps en temps, histoire de suivre un peu l'évolution des logiciels.
Je vous recommande la lecture de l'excellente série d'articles "Linux pour les photographes" de Volker Gilbert sur le site QuestionPhoto.
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shimrod · 08 décembre 2008, 22:32
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Super de voir que la photo devient complètement accessible voire efficace/agréable sous Ubuntu. Bon topo ! Continue ! :)
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Matthieu Patout · 08 décembre 2008, 23:41
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@shimrod : Merci l'ami !
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moujic · 12 décembre 2008, 01:02
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Bravo pour l'article, j'ai découvert des trucs super! Mais tu ne parle pas de jbrout! ;)
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Matthieu Patout · 13 décembre 2008, 15:12
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@moujic : En effet, il a maintenant sa petite ligne ! Merci.
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ubunteros · 22 novembre 2009, 00:52
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merci















